Les termites : les insectes les plus humains, à l’origine de nos sociétés
« Les termites sont de loin les plus civilisés des insectes : les plus « humains », comme nous aimons dire.
D’abord, ils n’exterminent pas les mâles, comme le font les abeilles, le roi de la termitière continue à vivre, et à jouer un rôle auprès de la reine; cela doit marquer un tempérament spécial puisque les fourmis, qui après la fécondation n’accordent plus au mâle la moindre attention, et le laissent mourir dans la jungle extérieure, sont des guerrières, et même ont, comme nous, des armées organisées, avec des tanks et des artilleries. Guerres civiles ou guerres étrangères.
Les termites ne sont pas guerriers, ils ont des soldats pour leur défense, surtout contre les fourmis, mais n’attaquent pas les autres.
Enfin, ce sont les termites qui ont inventé l’amour maternel. Ils voient leurs petits sous forme de termites-bébés, alors que les fourmis ou les abeilles ne voient que des larves ou des œufs.
[Le naturaliste Eugène] Marais décrit longuement le premier accouchement (car c’est un accouchement plus qu’une ponte) de la reine termite et y trouve les symptômes de la souffrance. Il découvre ensuite les symptômes de l’amour maternel pour un petit être semblable à la mère, ce que les autres insectes ne connaissent pas.
Quand elle se met à pondre, les contractions de son corps deviennent extraordinaires. Quand la première portée est sortie, elle se retourne et se met à les examiner longuement et soigneusement. Elle les touche de ses mandibules et de ses pattes de devant, et puis elle se couche et reste immobile à côté d’eux. Quelle est la signification de cette conduite?
(…)
Marais décrit ensuite les soins de la mère termite pour ses enfants lors de la première ponte, jusqu’au moment où des ouvrières sont formées et l’amour maternel, dépassé par les milliers de naissances qui se précipitent ensuite, est transféré à la termitière tout entière, tout en restant sous le gouvernement télépathique de la Mère Reine. »
— Denis Saurat, La religion des géants et la civilisation des insectes (1955)
Quatrième de couverture du livre :
« Denis Saurat nous propose (…) une nouvelle hypothèse, (…) qui va bouleverser l’histoire des religions et des civilisations. Cette hypothèse, fondée sur l’érudition exceptionnelle de l’auteur, nous donne enfin la clé des mystérieux monuments de l’Île de Pâques, de la ville morte de Tihuanaco (…).
Avant le Déluge, avant l’Atlantide (!?), avant les Géants du tertiaire, Saurat remonte jusqu’aux premières civilisations d’insectes et nous apprend comment, à travers d’étranges filiations, elles ont modelé les civilisations humaines, même les plus modernes. »
Ci-dessous, un documentaire d’Arte de 51 minutes sur nos amis :
Le monde secret des termites
Le monde secret des termites
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